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Des comportements d’automobilistes mal léchés

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Chaque jour de la semaine, je me déplace à Paris à vélo et j’aime ça. Que ce soit pour me rendre au boulot, dans le cadre des tests réalisés pour le magazine, pour des balades dominicales ou tout simplement pour mes déplacements personnels, je ne le troquerais pour rien au monde. Ce que j’apprécie dans ce mode de déplacement ? La liberté des horaires et de mon itinéraire, le côté sportif et vivifiant (surtout à la fraîcheur du matin) pour bien me réveiller le matin et me détendre en fin de journée avant de retrouver le train-train d’une mère de famille avec le repas du soir à préparer.

A vélo, je suis détendue, bien plus que dans une auto. Attentive à mon environnement extérieur, pas toujours très marrant avec des conducteurs excédés par les embouteillages perpétuels et qui jalousent probablement notre capacité, à nous cyclistes, de continuer à progresser malgré tout quand eux sont totalement arrêtés. Il n’en faut pas plus pour les mettre de mauvaise humeur et engendrer chez eux une « légère » agressivité. Si je ne l’excuse pas, je peux la comprendre : la voiture à Paris (et probablement dans d’autres grandes villes) c’est l’enfer !

En revanche, ce que j’ai beaucoup plus de mal à comprendre c’est l’agressivité développée par certains cyclistes envers tout ce qui « entrave » selon eux leur cheminement. Je ne parle pas là des voitures garées sur les pistes cyclables ou des scooters qui roulent sur ces mêmes pistes cyclables et qui mettent notre sécurité en jeu en nous obligeant à commettre des écarts. Non je parle de ceux qui klaxonnent les piétons alors qu’ils roulent sur le trottoir, qui oublient de laisser une « distance de sécurité » par rapport à ce même piéton et qui le frôlent sans même ralentir. Je parle aussi du cycliste qui vocifère lorsqu’un de ses congénères ose emprunter « sa » piste cyclable en contresens car il ne se sent pas en sécurité sur la chaussée. Je parle aussi du cycliste qui roulerait sur le piéton désireux de traverser plutôt que de s’arrêter ou tout simplement de ralentir en indiquant au passant qu’il le laisse passer. Tout ça pour gagner deux minutes… J’en vois tous les jours qui donnent des coups de klaxon vengeur signifiant au piéton « dégage je passe ». Oui, c’est vrai que parfois, le piéton qui traverse les yeux rivés sur son smartphone sans aucune considération pour son environnement extérieur ça agace. Mais est-ce une raison pour lui hurler dessus alors, qu’en tant que cyclistes, on œuvre pour une circulation urbaine apaisée ?

En fait, certains cyclistes ont une attitude ultra agressive envers leur environnement… Ils ont le même comportement que des automobilistes mal léchés et ça, franchement ça me dépasse !  A vélo restons Zen et respectons les autres pour qu’ils nous respectent.