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AC Emotion, l’enseigne qui monte

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C’est en décembre 2014 que le premier magasin AC Emotion, spécialisé dans la vente de VAE et de cargo bikes, ouvre ses portes à Paris. Depuis cette date, l’enseigne a essaimé dans différents quartiers de la capitale avant d’ouvrir en mars 2018 un grand show-room à Bobigny. Focus sur une entreprise en plein boom.

AC Emotion, ce nom ne vous dit pas grand-chose, et pourtant : en trois ans, la société, spécialisée dans la vente de VAE, a ouvert quatre magasins et un show-room. Pour comprendre cette évolution aussi rapide, nous sommes allés à la rencontre de Daniel Louvet, responsable du magasin situé avenue de la Grande Armée à Paris, pour qu’il nous explique le concept de la société et ses ambitions. L’homme n’est pas un novice sur le marché du cycle. Il a géré pendant de longues années son propre magasin de vélo à Savigny-surOrge. A l’époque, il était plutôt vélo de course et autres bécanes à puissance musculaire. Il a lui-même fait un peu dans la compétition vélo. Autant dire que la petite reine, il connaît. Pourtant, comme tant d’autres, il s’est laissé séduire par les sirènes de l’électrique, pas chez lui à Savigny (il a revendu son magasin en 2016), mais au sein d’une nouvelle enseigne, AC Emotion. L’enseigne vient alors d’être créée par monsieur Denis Picquenot, un industriel commerçant régulièrement avec l’Asie dans d’autres domaines que le vélo. Néanmoins, surfant sur l’engouement du VAE en France, il décide de se lancer dans ce commerce. Dans un premier temps, il envisage la vente par Internet de vélos importés directement d’Asie. Néanmoins, il se heurte à deux freins : l’homologation indispensable des vélos en provenance d’Asie et la réticence des clients à effectuer de tels achats sur la toile. Il décide alors d’ouvrir un magasin dans le 16e arrondissement de la capitale, Porte d’Auteuil (fermé depuis).

Un puis quatre magasins

Rapidement, cette première échoppe sera suivie par d’autres ouvertures, avenue de la Grande Armée, avenue du Maine et dans le quartier de Bastille, boulevard Beaumarchais. Début 2018, profitant des locaux de la société mère, AC Emotion a également ouvert un grand show-room à Bobigny avec 200 m2 de surface d’exposition, un atelier de 60 m² pour les réparations et prochainement une piste d’essai. « Car rien de tel que de pouvoir essayer un vélo à assistance électrique pour se convaincre de ses atouts », rappelle Daniel Louvet. C’est la raison pour laquelle chaque magasin dispose d’un parc de deux vélos de location. « Les clients peuvent ainsi tester et voir si cela leur correspond. Il en coûte 35 €/jour. Mais naturellement, lorsque le client achète, la facture est déduite du prix d’achat!» explique Mr Louvet. Concernant l’Internet, l’enseigne possède bien un site afin de permettre aux clients de se renseigner et de découvrir la gamme. Mais très peu de ventes de vélos sont effectuées par ce biais. Au sein de l’enseigne, les clients peuvent découvrir des vélos de qualité de marques allemandes et suisse en priorité. On trouve donc des Stromer, Kalkhoff, KTM, Riese & Müller ainsi que des Focus. Depuis quelques semaines, des VAE Gitane ont également fait leur apparition dans les shops. Le prix de base de tous ces modèles démarre à 2000 €. Bien conscients du prix élevé de ces engins, les dirigeants de la société ont décidé de faire produire, par la Manufacture Française du cycle à Machecoul, des vélos siglés AC Emotion. Ces vélos, premiers prix, permettent de rendre accessible l’achat de VAE au plus grand nombre. Outres les VAE classiques, AC Emotion s’est lancé depuis quelque temps dans la vente de cargo bikes Riese & Müller « un marché en plein boum » selon Daniel Louvet. Etonnamment, pour des magasins de cycle en centre-ville, on trouve également des VTTAE, une originalité que Daniel Louvet nous explique de la manière suivante : « nous avons une forte demande de ce type de véhicule de la part des coursiers qui remplacent leur scooter thermique par un vélo à assistance électrique. Le VTTAE répond à leur demande avec le côté sportif en plus ! »

Une identité parisienne

Reste à savoir alors, devant ce succès, pourquoi on ne trouve pas de magasin AC Emotion en province ? La réponse de Daniel Louvet est simple : « c’est une question de logistique. Entre le dépôt et les différents magasins, nous organisons deux navettes par semaine afin de fournir les shops en vélos et éventuellement transférer des produits d’un magasin à l’autre en fonction des demandes des clients. En effet, les cargo bikes par exemple ne sont exposés qu’à Maine et Bobigny. Néanmoins, lorsqu’un client de la Grande Armée veut en essayer, nous pouvons en transférer un rapidement. » Et puis, après un développement rapide, l’enseigne entend déjà consolider l’existant. Néanmoins, dans les mois à venir, AC Emotion souhaiterait ouvrir un cinquième magasin dans un centre commercial. A suivre !